Accueil/Techniques de marquage/Sérigraphie
La sérigraphie est le grand classique du marquage publicitaire : l’encre est déposée à travers un écran, couleur par couleur, pour un rendu dense qui tient dans le temps. C’est la technique de référence du textile et des surfaces planes, et celle des grandes séries. Voici comment elle fonctionne, ce qu’elle fait mieux que les autres, ses limites, et comment préparer votre logo.
Chaque couleur de votre logo est reportée sur un écran, sorte de pochoir tendu au-dessus du support. L’encre est poussée à travers cet écran et ne se dépose que là où le visuel le prévoit. Une couleur, un écran, un passage : un logo en trois couleurs demande donc trois passages successifs, parfaitement alignés. Cette logique explique la règle essentielle du procédé — une couleur par passage, généralement 1 à 4 — et son résultat caractéristique : un dépôt d’encre dense, des aplats francs, des contours nets. Sur chaque fiche produit, la zone de marquage précise ses cotes exactes en millimètres et le nombre maximal de couleurs qu’elle accepte.
La sérigraphie s’applique au textile et aux surfaces planes. Côté textile, c’est la voie royale des t-shirts personnalisés et des tote bags et sacs shopping : goodies de salon, dotations d’événement, merchandising, partout où l’on imprime le même visuel en grande quantité. Plus la série est importante, plus le procédé prend tout son sens — c’est la technique des grandes séries par excellence. Le configurateur n’affiche la sérigraphie que sur les produits et les zones où elle est réellement possible, avec le tarif dégressif calculé en direct.
Ses atouts : des couleurs franches et durables, un dépôt d’encre dense aux contours nets, et une excellente fidélité aux teintes de votre charte lorsque vous fournissez vos références Pantone. Ses limites découlent du principe même de l’écran : une couleur par passage — généralement 1 à 4 —, pas de dégradés (ils sont simplifiés en teintes franches, et nous vous le signalons au contrôle du fichier avant toute production), et des surfaces planes uniquement. Pour un objet courbe comme un stylo, la tampographie prend le relais ; pour un visuel très détaillé ou une petite série, l’impression numérique ; pour une photo ou un dégradé continu, la sublimation. Le comparatif complet est sur la page techniques de marquage.
La machine suit des contours : il lui faut un fichier vectoriel (.ai, .eps, .pdf vectoriel ou .svg), avec les textes convertis en courbes pour éviter toute substitution de police. Indiquez une référence Pantone de la gamme Solid Coated (suffixe « C ») pour chaque couleur : un écran d’ordinateur émet de la lumière quand une encre la réfléchit, et seule cette référence physique garantit que votre teinte sera respectée. Le configurateur vérifie votre fichier, le cale dans le gabarit réel de la zone et génère votre bon à tirer : rien ne part en production sans votre validation. Pour la vectorisation, les équivalences Pantone et les pièges classiques, consultez notre FAQ.
Deux erreurs reviennent sans cesse. La première : croire qu’un fichier est vectoriel parce qu’il porte l’extension .pdf ou .ai — s’il ne contient qu’une photo collée dedans, il ne l’est pas ; l’extension ne garantit rien, c’est le contenu qui compte. Le test simple : zoomez à 800 % — si les contours restent parfaitement nets, le fichier est vectoriel. La seconde : négliger le contraste entre le logo et le coloris du textile ; un visuel sombre sur un support sombre est parfaitement conforme… et parfaitement invisible. Pensez-y au moment de choisir les coloris de vos t-shirts.
Une couleur par passage, généralement 1 à 4 selon le produit. Chaque zone de marquage affiche son nombre maximal de couleurs sur la fiche produit, et le configurateur ne propose jamais plus que ce que la zone permet.
Non : chaque couleur est un passage distinct, un dégradé est donc simplifié en teintes franches. Pour une transition continue de couleurs ou une photo, la sublimation est le seul procédé adapté.
Un écran émet de la lumière, une encre la réfléchit : seul le Pantone, référence physique normalisée, garantit la fidélité de votre teinte. Nous travaillons avec la gamme Solid Coated (références suivies d’un « C »).
Un fichier vectoriel (.ai, .eps, .pdf vectoriel ou .svg), textes convertis en courbes : la machine suit des contours et a besoin de tracés nets. Le configurateur contrôle votre fichier automatiquement avant la commande.
C’est avant tout la référence des grandes séries. Pour quelques pièces ou un visuel très détaillé, l’impression numérique ou le transfert sont souvent plus indiqués : la fiche produit n’affiche que les procédés réellement possibles.